Tiamat. Cadavre exquis.


 
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 Kaël Valinaï

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Kaël Valinaï
Skull
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Nombre de messages : 6
Âge : 37 ans
Religion : Clarté
Métier : Hôte
Date d'inscription : 24/09/2008

MessageSujet: Kaël Valinaï   Mer 24 Sep - 15:14

Kaël Valinaï


Nom : Valinaï
Prénom : Kaël
Âge : Il semble n'avoir que 18 ans... mais en réalité, il en a 37.
Race : Skull
Sexe : Mâle
Orientation sexuelle : Bisexuel
Religion : C'est un disciple de la Clarté
Métier : "Prostitué" de luxe, autrement dit Hôte à Nubide.
Gang : Non.
Lieu de naissance : Altavir
Lieu de résidence : Nubide


Caractère :

Si l’on devait le qualifier à cet instant, lui donner un surnom comme l’on en connaît trop peur, ce serait le maître des mots, puisque avec une grâce presque trop parfaite en un sens, notre impatient hôte les fait onduler à volonté selon ce qu’il souhaite exprimer. Fallacieux comédien, manipulateur hors pair, il est capable d’offrir l’abjecte opposé de ce que pense en secret son âme suintante et mesquine. Le mensonge est donc le miel le plus précieux de ses lèvres, mais à tout prendre, il devient impossible de déterminer l’instant où il est véritablement sincère, et il est d’ors et déjà un véritable casse-tête pour tous ceux désirant le connaître plus intimement. Sincèrement… les seuls à le connaître sont sa cousine, perle d’or et de lumière délicate, son oncle aujourd’hui décédé, et ses rares amis. Les autres peuvent douter… seule son indolence leur apparaît éternelle et fugace à son contact, comme s’il n’arrivait à s’en détacher.

Pourtant Kaël possède un tempérament complexe et des plus instables, rappelant qu’il possède cet esprit critique que tant d’êtres pourraient lui penser impossible. Parfait observateur, il connaît les Skulls beaucoup trop bien au fond à force de les côtoyer, et surtout beaucoup trop à son goût. D’un naturel plutôt solitaire, sa véritable intimité se trouve dans le recueil de son esprit tortueux et maladivement opposé à la Croyance qu’il vomit de toutes ses forces opiniâtres. D’ailleurs, il se consterne devant la volonté de ses autres à mourir sous la lame d’un meurtrier bien trop adulé à son avis, surtout pour l’activité qui est la leur. Aussi n’est-il pas surprenant d’apprendre qu’il ait rejoint les rangs de la clarté, et non pas seulement dans l’optique de suivre ce mouvement de pensée bien plus proche du sien que celui des autres, puisqu’il fait parti de ces extrémistes… ces êtres qui n’hésitent pas à placer des bombes, à être responsable d’attentat… il n’en a réalisé que deux jusqu’à présent, dans son besoin impérieux de ne pas y impliquer ces maigres fanatiques faisant parti du peuple. Au fond de lui, il préfère cette manière d’agir, même s’il se sait plus doué dans la récupération de confidences sur l’oreiller. A croire que ces êtres aiment se confier lorsqu’ils sont dans ses bras, le souffle presque éteint, pensant sans doute qu’il se trouve déjà à la frontière des songes et qu’il ne retiendra rien de ce que l’on viendra à lui confier. C’est d’ailleurs ce qui les rassure… il paraît ne pas y prêter de réelles attentions, se contentant d’écouter, de rassurer comme un amant soucieux du bien-être de cet autre dont il se moque bel et bien.

C’est ainsi que l’on découvre cette intelligence tacite qui vrille sans cesse son âme, le laissant paraître comme un intéressant stratège… mais également un être des plus minutieux. Point positif qui fait qu’il ne laisse aucune trace de son passage, ou de ses attentats, les confidences ne sont quant à elles jamais réutilisées dans leur intégralité, voir parfois gardées secrètes pour que l’on ne remonte pas jusqu’à lui. La ruse… serait sans doute le mot le plus approprié à celui qu’il est. Néanmoins il reste un être que la colère tacite enlise et rend parfois malade au point d’en devenir imprévisible, et bien trop impulsif. Partie de lui-même qu’il cherche à dissimuler au reste du monde tant que la Clarté ne sera pas plus importante.

Par ailleurs… cela nous amène à un point trouble, cette fidélité capable de l’aliéner au point de ne jurer que par une chose, une seule personne, tant que cela respecte et suit ses propres valeurs néanmoins. Un être serait peut-être en mesure de l’en détourner brièvement, mais il n’échappera jamais à ce qu’il est, à cette manière mesquine, cynique, trop calme et ironique d’observer ce monde qui l’entoure et qui ne marche que par trois choses importantes : les addictions –drogues, sexe, mort : « Je t'implore et je t'aime, douce salope au corps funeste. » glisse-t-il parfois à son sujet-, la Croyance, et l’argent. Un univers qu’il sert et qui le sert à tous les points de vues mais que pourtant il déteste en son sein intérieur. Car grand amateur du sexe, il aime également la mort, la souffrance, les drogues, mais également l’argent ; seule la Croyance ternit ce tableau frondeur dans lequel il se fond avec ferveur. Et jouissant de cette liberté de mœurs qui fait de ce monde ce qu’il est, il butine tout à loisir, et vibre sous les accords des diverses musiques qui pullulent à Lunalesca, cité où il se rend fréquemment, logeant parfois chez l’un de ses rares véritables amis. En vérité, au plus profond de lui-même, Kaël aime la vie tout autant que la mort, et récrie la Croyance et ces morts brutales qu'elle octroie autour d'elle.

Goûts :

Le sexe : son porte fou, le domaine où il excelle avec un talent rare et opiniâtre. Il aime s'abandonner entre les bras d'un amant, quelque soit la situation, et ce même s'il s'agit de son travail... après tout, il serait idiot de se faire payer si cher et de ne pas apprécier de baiser à tu-tête !
Il aime aussi s'attarder à fumer, à ingérer une quelconque drogue également tant cela est plaisant, planant... d'autant plus lorsque l'on écoute un groupe de musique comme il les aime. Non pas qu'il se leurre et se fixe sur ce que les autres apprécient, mais dans son individualité propre, il adore se laisser envahir par cette liasse générale qui parfois lui échappe totalement.
Il déteste la Croyance et tout ce qui va avec, à ses yeux ce n'est qu'un moyen fort simple de contrôler la foule, d'obscurcir les esprits, mais surtout de modérer le nombre de la population par des meurtres. Et ces derniers lui déplaisent... la mort ne devrait pas être souhaitée de cette manière, c'est en quelque sorte comme une manière de bafouer le respect qu'elle mérite pourtant. Une idée en l'air qui lui trotte dans la tête... on veut éviter que les femelles trop rares périssent en couche ? Pourquoi ne pas faire en sorte que des mâles puissent porter les nouveaux nés ? Ce serait une façon de réguler plus naturelle que l'actuelle.

Physique :

« Que veux-tu que je sois pour toi ? » glisse-t-il à mes oreilles chagrines…

Jamais il ne serait à moi, jamais son être n’ondulera que sous mes uniques désirs. Je le sais, je le sens, cette putain de malheur qui s’offre impunément à tous ceux ayant les moyens de payer ne pourrait jurer fidélité à qui que ce soit. Et ses doigts fins glissent sur mes épaules, laissant un fin frisson que je déteste déambuler le long de mon corps réagissant déjà à l’envie maladive qu’il m’inspire, alors que ses ongles dérivent jusqu’aux premières ossatures du vêtement que je porte.

« Soumis, -poursuit-il ce fourbe inquisiteur dont les doigts s’insinuent impunément sur mon torse scarifié- timide, pervers… allons révèle-moi tes désirs mon Adassaï.

Mon… tu n’es qu’un monstre Kaël ! Un monstre de m’offrir l’illusion que je suis tien, que tu es mien ! Et pourtant je m’enlise dans ce mirage comme un fou incapable de retenir sa propre ferveur, cette adoration que je te porte.

- Tu sais ce que je veux. », un faible murmure qui trépasse à peine de mes lèvres devenues si sèches, voici tout ce que je suis en mesure de lui offrir.

Et c’est un rire qui me répond, tandis qu’il se hisse pour paraître devant moi tout en s’allongeant sur le tissu de satin qui orne le lit de notre nouveau rendez-vous. Déjà ses mains commencent à retirer le haut de son vêtement sombre en faisant sauter chaque résistance rencontrée par les boutons, dévoilant ses courbes malingres mais tellement attirantes de jeune homme frêle. Comme toujours, je cherche à me contrôler sous un combat que je sais pertinemment perdu d’avance… aussi mon regard s’élève sur son regard d’un bleu gris qui me glace et m’hypnotise, ses longs cils s’étirant vaseusement au dessus de celui-ci comme les ailes d’un impétueux papillon de nuit. Quelques mèches roussâtres retombent d’ailleurs lestement sur son front, voilant par instant le gris de ses yeux si envoûtants, et si douces qu’elles attirent les caresses comme le pelage d’un Erÿns. Tandis que ses traits fins dédaigneux se précisent sous ma vision attentive : un petit nez mutin qui précède ses petites lèvres si fines qu’elles rappelleraient la délicatesse de celles des femmes Erÿns, qu’un léger gloss met savamment en valeur, et qui rehausse mon besoin de me serrer contre son corps élancé avoisinant le mètre quatre-vingt. N’y résistant plus mes doigts viennent s’égarer sur le torse à la douceur opiniâtre de mon amant, de ma putain, et je le sens se tendre sous ma nouvelle proximité… ils glissent sur ses épaules à peine plus larges que celles des femelles, sur le tatouage qui s’étire jusque dans le creux de ses reins, puis, serpentant le long de ses bras, ils s’attardent brièvement sur les taillades marquant son poignet gauche alors que d’un geste vif et brutale je l’incite à se retourner. Sa taille fine et gracile au bassin plus élancée encore que la plupart des hommes, bien trop étroit pour donner la vie sans y perdre la sienne néanmoins si le corps trop joueur lui avait offert cette possibilité.

Sous l’instabilité de son âme, je lui retire le dernier vestige qui dissimulait encore son buste à mes yeux, et je m'égare dans l'esquisse des lignes graciles appelant au plaisir, mes doigts furetant sur les rondeurs de son postérieur ressemblant à deux petites pommes douces et dans lesquelles on croquerait à pleines dents... sans honte, c'est ce que je fais alors, m'enivrant de cet être qui m'offre sans cesse l'illusion de compter éternellement à ses yeux. Une fumisterie de l'âme qui me rend pourtant dépendant de lui.

Style vestimentaire :

Comme sous une sale habitude, malgré le fait qu'il aimerait s'habiller autrement, Kaël s'arrange finalement pour se fondre dans la masse, tout en appréciant la noirceur sobre de ses vêtements. Ainsi il aime se parer d'une chemise sombre, d'un pantalon identique qu'un long manteau de cuir noir vient parer avec classe, offrant l'illusion qu'il est un Skull comme les autres, un fervent adorateur de la Croyance et non un dissident de la Clarté. Pourtant, il apprécierait de porter des couleurs plus vives, de celles qui lui offriraient une individualité parfaite, mais ce ne serait pas prudent, et surtout mauvais pour le commerce. D'ailleurs, il accentue cette image en plaçant à ses oreilles plusieurs piercings... qui, ceuc-ci, lui plaisent infiniment, tout comme sa veste. Néanmoins, avec un professionnalisme rare, il s'arrange pour paraître à ses clients comme ceux-ci aimeraient qu'il soit, le laissant se glisser dans tel ou tel habit sans rechigner tel un comédien de l'humanité voisine comme si celui-ci était fait pour lui.

Traits particuliers : /

Arme : /

Question : [Juste]

Vous

Par quel biais avez-vous découvert le forum ? 100%Pub.

Qu'est-ce qui vous a incité à vous inscrire ? Je ne sais pas trop... sûrement le contexte.

Qu'est-ce qui est à améliorer ? Peut-être l'organisation des explications... mais elle était quand même bien, donc à part ça, je sais pas :p .
Ahhh si, voir le sujet dans les dernières réponses affichées, plutôt que seulement le nom. Ca permet d'y accéder directement x)

Autres : Euh... vive les prostitués ! x)
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Kaël Valinaï
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MessageSujet: Re: Kaël Valinaï   Jeu 25 Sep - 11:58

Histoire :

« Ma naissance n’est qu’un ramassis de chairs moites et ensanglantées… car celle-ci n’est en rien semblable à celle de la plupart des autres Skulls. Venir au monde par deux fois… la première de la matrice maternelle, et la seconde du ventre de l’Eau ne fit pas parti de mon existence, car je ne me suis éveillé à la vie qu’une seule et unique fois : lorsque j’ai déchiré les entrailles meurtries de ma mère. Mon oncle –car mon père n’avait été qu’une passade, une vulgaire nuit de plaisir indolent, qui n’était autre qu’un meurtrier de la Croyance si j’en crois celui-ci- m’a rapporté que malgré la douleur, la délivrance l’avait saisi sous un sentiment d’extase narquoise… les autres se pâment d’expirer sous la lance de l’un de ceux qui m’ont enfanté, elle a confié qu’aucun autre moyen de la faire trépasser ne l’aurait à ce point fait frissonner. La douleur, point culminant de notre culture, prémisse de cette mort douceâtre, l’avait envahi d’une fourbe manière, et dans ces derniers instants, ses lèvres auraient épouser la courbe de mon front plissé et colérique sous les larmes qui glissaient le long de mes joues flétries. »
Extrait de son journal.


Altavir le vit donc naître, lui qui fut élevé par son oncle qui respecta le choix de sa jeune sœur de sacrifier son existence en faveur de cet enfant, comme autrefois, avant que la Croyance ne se présente à eux. Longuement, lorsque les voisins demandèrent de ses nouvelles, et comment la délivrance s’était faite, il répondait qu’elle s’était donné elle-même la mort, après que l’on lui eu rendu son enfant. Il n’y avait nul drame dans tout cela, nul déraison également à voir le gamin se débrouiller, tandis que l’oncle s’évertuait à travailler dans le centre commercial voisin de leur domicile. De son côté, Kaël observait le monde de son regard appliqué et attentif, apprenant bien rapidement que les caresses audacieuses étaient capables de procurer bien des plaisirs.

***

D’un geste d’une lenteur frondeuse, l’ombre repoussa les draps qui reposaient sur ses courbes alanguies et chagrines, tandis que ses doigts s’emparaient de la main qui enlaçait impudiquement son intimité amorphe, prête à s’éveiller à la moindre incartade. Puis ce fut sous une nonchalance volontaire qu’il s’extirpa du lit où son amant, ou devrait-on dire plutôt, son client, dormait encore, un léger ronflement s’extirpant de ses narines. Ainsi, sous une nudité parfaite et dont il ne se préoccupa aucunement, il s’avança dans la pièce, il prit une cigarette de Dinaltar qu’il alluma avant de gagner la fenêtre, l’entrouvrant d’un geste vif mais silencieux. Imprudemment, il s’adossa au chambranle de celle-ci sans même chercher à se dissimuler à la nuit troublée par les couleurs de la ville et qui tamisait d’ombre les lignes exposées de son corps.

Cela faisait déjà longtemps qu’il travaillait ainsi, offrant son corps, sa compagnie, ses discussions, contre de l’argent. Pourtant il ne fallait pas le comparer à ces prostitués de bas étages qui terminaient dans des draps sales et dont la vie était un combat de tous les jours. Non… Kaël n’avait rien de ces misérables, des Tiams il en avait, et jamais il n’aurait honte de sa propre existence, malgré le fait qu’il se soumette à d’autres que lui-même lors de cette activité des plus lucratives. Tout se vendait en ces terres, et le plaisir ne faisait pas exception… d’autant plus lorsque l’on a vécu durant les prémisses de son existence dans un petit appartement en compagnie de son oncle, sa nouvelle épouse, et leur fille, née dans l’Eau. Ce fut grâce à elle qu’il compris véritablement l’étendu de l’énorme machine de manipulation qu’était la Croyance, grâce à cette vie naïve qu’il y sut que lui aussi pouvait glisser quelques idées troublantes dans l’esprit de sa cousine.

Et ce fut dans ses bras qu’il s’abandonna pour la toute première fois à l’étude du corps de ses semblables… une première ébauche de ce que serait sa vie. Mais ce fut un hôte, qui, lui trouvant un charme non négligeable… l’invita gratuitement à grimper dans une chambre en sa compagnie, lui faisant découvrir des délices qu’il n’aurait jamais pu imaginer s’il ne les avait pas vécu lui-même. Puis la proposition ne tarda pas sous l’esquisse de quelques pièces qu’il lui donna en dédommagement du plaisir offert… « je t’apprendrai. » lui avait-il glisser ensuite, sous le sourire intéressé du gamin aux cheveux roux. L’argent paraissait pleuvoir avec lui, et il le suivit sans rechigner, abandonnant son oncle, sa tante, et sa cousine à leur demeure pour découvrir un autre style de vie. Etudiant appliqué, il apprenait rapidement, se laissant aller à la comédie de l’instant, pénétrant des rôles à cent lieues du sien. Savait-il jouer un priant suppliant sa Ned de le laisser la satisfaire avec toute la déférence nécessaire ? A cet instant il l’ignorait, mais son professeur se chargea de lui apprendre chaque mimique, chaque geste apportant plus de véracité à la pièce interprétée. Le client devait se sentir satisfait, quelle que soit sa demande… dominant, dominé, tout y passait pour le plus grand plaisir du maître qui s’extasiait de sa création, et qui ne pouvait s’empêcher de l’aimer à mesure que le temps passait.

Lorsque vint l’instant de le laisser gravir les premières marches de la maison d’hôte, Irtas ne le supporta pas, une jalousie maladive le consumant intérieurement, alors que Kaël s’épanouissait sous ces nouvelles attentions qui pleuvaient sous le talent qui surpassait déjà celui de son professeur. Il brûlait de le garder prisonnier, de le séquestrer dans sa demeure pour qu’il ne satisfasse que ses propres demandes… ou peut-être simplement le supplier de lui être fidèle, rien qu’à lui, pour le reste de l’éternité. Si le jeune Skull était reconnaissant à ce dernier, il se contenta de lui rire au nez… comment pouvait-il croire un seul instant qu’il resterait sa propriété ? L’Eau n’avait pas fait son travail chez lui… et adolescent il n’avait déjà plus été aussi malléable que les autres. Peut-être… est-ce lui qui poussa Irtas à l’une de ces cérémonies où il s’offrit en sacrifice… peut-être, mais quelle importance ? Son choix, il l’avait fait librement, bien que limité avec la compagnie de la Croyance, mais il l’avait décidé de lui-même, et il n’était en rien responsable de la décision qu’il avait pris.

Les années passèrent encore… le laissant devenir l’un des plus appréciés, le plus appliqué, l’un des plus demandés. Jamais il n’aurait la réputation des meurtriers ou de ces chanteurs, mais les murmures avaient bien plus d’importance à ses yeux que les hourras stupides que la foule scandait pour ces autres. Quelques rares amis parsemèrent également son existence, des êtres qui lui restèrent précieux et sur lesquels il savait pouvoir compter… certains, les plus proches, étaient d’ailleurs au courant de ses pensées… quant à sa cousine, elle venait le voir à l’occasion, et recherchait sa compagnie, à moins que cela ne soit bien plus.

Mais cela n’avait guère d’importance à ses yeux… qui avaient déjà jurés d’une fidélité fourbe à ses idéaux qui prenaient à présent le nom de Clarté, organisation… si tant était que l’on pouvait la qualifier ainsi, qui s’ingéniait à contrer les positions de la Croyance. Et ce fut à cette seconde précise de ses pensées que Kaël jeta sa cigarette presque entièrement consumée par la fenêtre, la refermant d’un geste tout aussi silencieux que les précédents alors qu’il s’emparait de ses vêtements éparses, les passant lestement tout en jetant un regard à sa montre… l’heure de la fin des ébats étaient terminées depuis déjà un bon moment et il avait l’intention de se rendre dès à présent à Lunalesca pour rejoindre sa communauté secrète avant que l’aube ne finisse par paraître véritablement. En réalité, le jeune homme était plutôt libre de ses mouvements en règle général, en mesure d’errer ci et là sans s’inquiéter de l’argent, puisqu’il travaillait suffisamment pour ne pas avoir à s’en préoccuper.

Lorsqu’il passa finalement sa veste, dernière touche aux vêtements qu’il portait, ce fut d’une démarche leste et captivante qu’il gagna les draps de son ancien amant, se glissant sur ceux-ci pour que ses lèvres parviennent à son visage, sa langue serpentant allègrement sur la finesse de son oreille, alors que de sourdes paroles s’étiraient fugacement, virevoltant dans l’air opaque de la pièce où le vent s’engouffrait par instant tel un impétueux envahisseur, dérobant l’être des ferveurs pour ne laisser que le vide à sa place.

« A bientôt… » glissait-il donc, s’esquivant déjà avant qu’une main n’arrive à le saisir, connaissant les habitudes malsaines de certains de ses clients.

Un sourire s’étira sourdement le long de ses traits tandis qu’il prenait enfin la direction de la porte : il avait de nouvelles informations pour la clarté… la soirée avait été riche, infiniment, dès l’instant où le lit avait su recueillir les deux êtres qui avaient auparavant passé du temps ensemble. Et bientôt il pourrait les apporter telle une pierre à l’impétueux édifice qui ne bénéficiait pourtant d’aucun dirigeant… personne, il n’y avait qu’eux, et chacun donnait son opinion. Son pas résonna légèrement dans les escaliers qui le recueillirent brièvement, avant qu’il ne rejoigne finalement les rues de la ville… pour grimper sur sa moto et rouler… rouler jusqu’aux frontières de son destin.

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Kaël Valinaï
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MessageSujet: Re: Kaël Valinaï   Jeu 25 Sep - 18:45

Voilà, je pense avoir terminé =)
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~Tiamat~
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MessageSujet: Re: Kaël Valinaï   Jeu 25 Sep - 19:53

Bienvenue sur Tiamat !
La réponse à la question est juste =D.

C'est une jolie fiche que nous avons là, très sensuelle (digne d'un hôte en tout cas).
Donc, il n'y a aucun problème pour te valider... J'ai juste un doute à propos de quelque chose : tu parles de toutes les Femelles Skulls au féminin (c'est possible, hein), mais ce sont des hommes. C'est juste au cas où, comme un rappel.

Je vais tenter de faire quelque chose à propos des nouveaux messages, il me semble que ça y était, mais Forumactif cumule tellement les bugs en ce moment que c'est peut-être pour ça qu'il n'y en a plus momentanément...

Sinon, je te laisse créer ton logement à Nubide Wink.
Bon jeu ! Fiche validée.
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MessageSujet: Re: Kaël Valinaï   

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