Tiamat. Cadavre exquis.


 
AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Habitation d'Eike & Eydis - Pleine

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: Habitation d'Eike & Eydis - Pleine   Dim 7 Sep - 20:47

[...]
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Habitation d'Eike & Eydis - Pleine   Dim 7 Sep - 20:51

[Je vous prie de m'excuser pour la forme peu classique du post qui suit... l'impulsion du moment. S'il faut, j'éditerai et l'écrirai de manière plus "normale".]





Revenir en haut Aller en bas
Eydis Ketilridr
Skull
avatar

Nombre de messages : 5
Âge : 50 ans
Religion : Croyance
Métier : Musicienne (Guitariste de S.L.A.V.E.)
Gang : /
Date d'inscription : 05/09/2008

MessageSujet: Re: Habitation d'Eike & Eydis - Pleine   Dim 7 Sep - 21:44

Elle hésita avant de froisser la lettre… Une larme coulait sur sa joue crispée. Elle plia la missive et la glissa dans l’étui de son violon qu’elle referma avant de quitter son appartement… Pour toujours.

De son pas rapide, la Skull avait remontée toute la rue principale, l’esprit ailleurs. Elle tentait de se souvenir de l’adresse de l’appartement dont elle venait de faire acquisition. Pourquoi était-ce lui, bon sang de bon soir. Gaby bifurqua dans la rue de son nouvel appartement, la rue de… Tiens, un nom original. Haussant les épaules elle referma tant bien que mal son manteau sur son corset où deux formes bombées remplissaient joliment les deux espaces supérieurs. Ca n’avait pas été une si mauvaise idée, cette opération. Elle transportait son violon dans son étui et sa guitare. Les seules choses qu’elle avait voulu garder entre les mains.

Alors il savait tout. Ses noms, son appartement. Chaque mot de cette lettre enflammée lui avait fait si mal. Eike… Crois-tu vraiment que je suis de ces catins qui s’offrent au premier venu ? Comprendras-tu un jour que je ne supporte plus qu’on me touche ? Un soupir la trahit tandis que ses yeux bleus s’emplissaient d’une eau acide. Laisse-moi vivre ! Et pourquoi ce promoteur avait-il vendu l’ancien appartement avant de lui proposer celui-ci, magnifique mais occupé par son frère. Elle ne l’avait apprit qu’après…

Flash Back.


« Nous n’avons plus qu’un appartement de libre. Il y a déjà une personne dedant.
- Peu importe, qui est-il ?
- Monsieur Eileifr. Le Meutrier, vous le connaissez ? Mademoiselle Ketlridr ? Ca ne va pas ?
- C’est le seul qui reste… ?
- Je suis navré mademoiselle. »


Retour à la réalité…

Elle s’engouffra dans le bâtiment où siégeait cet appartement de malheur. Comment envisager ces retrouvailles avec son frère, cela faisait si longtemps, d’un sens… Pourtant, le peu de meubles qu’elle avait en sa possession étaient déjà là bas. Eike aurait sans doute déjà eu la bonté de mettre les choses à son goût. Il avait posé ses mains sur le piano… SON piano. Rien que le fait de penser à ça la plongea dans une rancune presque noire. Toucher son piano, c’était la toucher, toucher son âme. Mais son frère avait fait tellement plus depuis leur naissance. Elle l’avait pourtant repoussé, dans la limite de l’affection qu’il lui restait encore. Quel affreux dilemme.

La porte était ouverte mais il n’y avait personne. Du moins, on aurait dit cela. Elle n’osa même pas regarder dans les autres pièces… Son piano avait été bien placé, il la connaissait. Juste en face d’une grande et brillante fenêtre. Pour que les sons et le corps astral puissent prendre leur envol. C’était coquet… Elle posa toutes ses affaires à terre, soigneusement mais tentant de les faire tenir dans un coin, comme si elle n’était pas chez elle.

Comment prendre possession de son appartement en douceur ? Le piano était couvert d’un drap, le protégeant de la poussière et des intrus… D’une main fine, elle tira ce grand tissus dans un bruit froissé… Elle se plaça sur le tabouret et souleva la pièce en bois laqué pour poser ses mains sur les touches. Le court questionnement de ce par quoi commencer. Tenter de se faire douce pour ménager les éventuels voisins ou même de peur qu’Eike ne vienne l’écouter tout de suite… Ou se faire douce pour mettre ses doigts en forme après cette marche et lui intimer de rester discret pendant le concert ?
Cette sensation que tout allait bien, à présent. Même dans le Silence. Il n’y avait plus qu’elle et le piano.

Le Silence était une musique.

Et elle débuta. Un rythme lancinant, comme ces blessures qui vous rappellent qu’elles sont là en lançant un message nerveux à votre bulbe. Les variations à la main droite, comme d’habitude, un rituel qui avait le pouvoir de la faire sourire, lorsque les notes vives s’envolaient, comme des feux follets s’envolant de sous ses doigts. C’était un morceau assez simple mais agréable, doux… Un échauffement. Puis un second Silence durant lequel elle ne prit même pas la peine d’ouvrir ses yeux à la couleur précieuse. Il fallait savourer les notes qui raisonnaient encore, comme un alcool laisse un goût fruité sur le palais avant de s’envoler. Ses mains fusionnèrent de nouveau avec le piano dans un début de partition léger, même la main gauche se faisait discrète. Les doigts de droite, eux, dansaient sur les morceaux blancs dont le mécanisme rendait la vie de la musicienne merveilleuse.

Mais la main gauche décide de se faire plus audible, plonge dans les abysses des sons. C’était si doux, si tendre que ces sonorités venaient caresser l’ovale du visage blanc d’Eydis qui en sourit furtivement… Bien sûr, le morceau dure, encore et encore, parois, la variation du thème plonge dans les graves, puis s’envole, encore et encore, sans jamais redescendre.

La pièce en était emplie comme d’un puissant parfum d’encens qu’on ne peut plus faire partir… Jusqu’à ce que par une savante transition de son cru, elle commence sur un morceau plus carré, plus rapide aussi, quoiqu’un peu répétitif. Son répertoire était grand si bien qu’elle adorait mêler les différents rythmes. Son visage aussi semblait refléter ces notes sautillantes, elle acquiesçait avec discrétion à l’instrument qui répondait fortissimo à la pression soudaine et presque brutale de ses doigts qui se perdirent sur le clavier dans des variations aiguës et multiples, rapides.

Une fois de plus, ses mèches s’étaient refermées sur ses paupières closes et encadraient un visage serein, presque souriant. Il n’y avait plus Eike, ou du moins, il n’était pas là pour la regarder avec cette lueur malsaine dans les yeux. Non, il lui souriait, un grand et beau sourire, accoudé au piano alors qu’elle inclinait la tête vers lui, ses mains sautillant sur le piano qui se contentait de donner, soumis, à la maîtresse de ses sons. Mais non, il n’était pas accoudé au piano, il ne lui souriait pas, il ne la mimait pas, comme pour la singer, la taquiner.

Tout ce que présentait Eydis au reste de la pièce était son dos zébré par les rubans du bustier de sa robe. Cette petite chose vivante qui donnait au piano laqué cette âme…

Mon frère, j’ai comme le sentiment que tu me regardes, observant la courbe de mes reins, mon séant posé sur le tabouret du piano et mes cheveux qui caressent en douceur mon dos…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Habitation d'Eike & Eydis - Pleine   

Revenir en haut Aller en bas
 
Habitation d'Eike & Eydis - Pleine
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Un soir de pleine lune
» Un programme de coopératives d'habitation à vocation sociale
» Les Histoires de la Pleine Lune
» En pleine tempête [PV Ezylryb et Volt]
» Débarque en pleine nuit [PV Ninon et JB]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Tiamat. Cadavre exquis. :: Hors-Jeu. :: Orgie divine.-
Sauter vers: