Tiamat. Cadavre exquis.


 
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 Eike - Meurtrier et addict notoire

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MessageSujet: Eike - Meurtrier et addict notoire   Sam 6 Sep - 1:32

Votre personnage

Nom : EILEIFR
Prénoms : Eike Eshkhan - dit Eå

Âge : Apparence : vous lui donnez entre 23 et 25 ans, selon l’appréciation de votre œil louchant sur sa personne… Réalité : 50 ans

Race : Allons allons… ne l’insultez pas… c’est un Skull, voyons.

Sexe : Tout ce qu’il y a de plus Mâle… c’est bien pourquoi vous le fixez ainsi, n’est-ce pas ?

Orientation sexuelle :
Désorienté… (Comprendre adepte de tous les horizons)

Religion :
Disciple de la Croyance

Métier :
Meurtrier

Gang :
-

Lieu de naissance :
Ozane
Lieu de résidence : Lunalesca

Aura :
-


Caractère : Même s’il s’évertuait à le cacher – ce à quoi Eike compte bien ne jamais s’abaisser – un trait dominant de son caractère se nomme Obsession. Et avec un O majuscule s’il vous plaît, vu à quel point ce poison qui coule dans ses veines - aussi sûrement que le Tchess qu’il y envoi régulièrement – le dévore à petit feu. Cette obsession à un nom. Eydis. Sa jumelle. Amoureux fou de la belle Skull, le frère incestueux oscille perpétuellement entre frustration et tentatives avortées de refoulement. L’obsession grandit, encore et encore… ne laissant que peu de place, couplée à son engagement envers l’église, à une vie « normale ». Peu d’amis, même s’il se montre volontiers sociable comme pratiquement tout ses congénères. Beaucoup d’amants par contre. D’amantes parfois… mais le jeune homme préfère laisser la primeur de consommer le beau sexe pour le jour où il ne pourra plus contenir son désir d’Elle, de cette sœur qu’il aime comme celle qui aurait pu être sa propre femme.

Direct. Cinglant. Aimant jouer avec le tranchant des mots comme il le fait avec implication et application de celui de sa lame lors des rituels. Volontiers cynique, voire carrément sarcastique… ses réparties assassines n’en sont pas moins démonstratrices d’une certaine culture. Que l’homme a prit le goût de cultiver dans les parfois trop longs instants de néant qui rythment la vie sur Tiamat. Sa manière de s’exprimer reflète également un ego conséquent. Monsieur est un Meurtrier, la crème de la crème de la Croyance. Monsieur entend qu’on lui dispense donc les égards qui lui sont dus – ce que font beaucoup d’adeptes – ainsi que pouvoir tout naturellement se permettre de traiter les autres comme des sous merdes. Une conséquence certainement de la longue formation jusqu’au poste de Meurtrier, dont il s’acquittât avec l’air d’un dévot écervelé, tout en pensant pas moins au fond. Il exècre en réalité la débilité des croyants qui affluent en masse pour se faire trucider par ses collègues et lui-même, n’en a strictement rien à foutre de la religion… mais il est dépendant.

C’est tout à fait cela, Eike est un accroc, un junkie. Camé à l’aura de pouvoir qui auréole les membres du clergé sur cette foutue planète, drogué à leur admiration et leur docilité sans limite. Cela en plus des drogues et de son attirance malsaine pour sa jumelle…

A tout prendre, pour résumer, ce type aurait du se retrouver dans la foule de ces jours de fête pour se faire sauter le caisson par l’entremise d’un religieux. Tout le monde ne s’en serait porté que mieux.


Goûts : Piercings, tatouages, fumer, baiser, dormir quand ses fonctions lui en laissent le temps, le tango et le dessin au fusain. Sa sœur, qu’il adule autant qu’il peut parfois la haïr. La Croyance, qui a le même statu à ses yeux, entre addiction et cynisme face à la stupidité des adeptes lambda. La drogue… une passion comme une autre pour tromper l’ennui et endormir les douleurs… Quelques autres choses comme les corsets et les jarretelles qu’il fait porter à ses amants quand il les déguise pour qu’ils singent la sœur adorée. J’en passe et des meilleurs… le sieur à une tendance fétichiste et obsessionnelle qui le pousse à laisser errer son esprit dans des domaines bien éclectiques pour ce qui est de ses goûts personnels.


Physique : Le dénommé Eike est une grande bringue, culminant plus haut que la moyenne de ses compatriotes. Pour autant ce n'est pas une liane. Juste à la limite de cette maigreur considérée classieuse par les mannequins anorexiques ou les androgynes refusant de se déterminer un sexe. Epaules subtilement carrées et dessinées sans qu'elles semblent appartenir à un déménageur, une taille assez fine pour un homme, des jambes longues et visiblement habituées à déambuler sans cesse. Visiblement un male. Mais sensuellement androgyne. Tout simplement.

La simplicité s'arrête ici dans l’allure altière du Meurtrier. Son visage se perd souvent dans de longues mèches de cheveux jais, teints et qui contrastent à merveille avec les deux perles aigue marine enchâssées dans la tenture de cils obsidienne. Ses contours sont anguleux, déterminés quoi que dessinés avec douceur. Un visage volontaire, qui a volontiers l'air hostile la plupart du temps. Mais il suffit que le gus soit en face de la bonne personne pour qu'il s'harmonise à la faveur d'une lueur dans ses prunelles bleu clair ou d'un sourire ourlant les lèvres pleines, presque féminines celles-ci. Sourire en coin le plus souvent, d'accord, on a vu mieux pour l'amabilité. Mais c'est toujours mieux que l'air neutre qu'arbore le plus souvent son masque facial, non ? En parlant de ses lèvres... Elles furent percées et pas qu'un peu. Trois bijoux d'acier venaient s'y accrocher il y a quelques années de cela encore. Le jeune homme ayant une passion malsaine pour ce rite qui consiste à se faire trouer la peau, imaginez deux anneaux aux tétons, le nombril aussi, quelques implants laissant ressortir les boules anthracite au niveau de l'aine (5 de chaque côté) et le chemin de la colonne vertébrale entièrement ponctué de la même manière et vous y serez. De même, un tatouage courre discrètement depuis la moitié gauche de son torse, couvrant tout son bras. Les simples arabesques se mêlent alors à des dessins plus complexes et symboliques : dragon s'enroulant autour de l'épaules et déchirant le pectoral de ses griffes, gueule ouverte comme pour le mordre, la faucheuse sur le bras, ...Son corps est régulièrement zébré de cicatrices, qu’il maintient volontairement ouvertes le plus possible par de toutes petits adjonctions d’Eau subtilement dosée (après tout c’est son Art, son métier… il sait donc jusqu’où aller sans danger). C'est presque même une sorte de fétichisme qu'il entretient vis à vis d'elles.


Style vestimentaire : Questions vêtements, c'est invariablement NOIR. Et totalement n'importe quoi selon les passants qui le croise. Disons quelque chose entre le gothique et un style plus agressif. Rien qui ne passe inaperçu en somme. Le plus souvent, il arbore un look très dandy du grand siècle, ne sacrifiant au sempiternel noir qu’une ou deux chemises blanches, ouvertes sur un torse imberbe. Elégant la plupart du temps, avec ce parfum de seigneurie victorienne cher aux amoureux de la nuit, il se laisse parfois aller à beaucoup plus d’excentricité, piochant alors dans des tenues de type vinyl, cuir, bardées de chaines ou de boucles, des pantalons ultra larges, ….

Traits particuliers : /



Arme : Un simple couteau dont la lame effilée s’amincit pour en aiguiser l’efficacité comme le tranchant. La poignée de l’arme est par contre tout à fait remarquable : elle représente le même genre d’animal sortit des délires oniriques de quelque artiste sous l’emprise des drogues. L’espèce de dragon est sculptée à même un bois sombre, très stylisé, finement travaillé. La lame trouve repos quand il n’en use pas dans un fourreau sobre, noir également.

Question : Qu'idolâtrent les disciples de la Croyance ? [Juste]

Vous

Par quel biais avez-vous découvert le forum ? Izô l'adorable priant =P

Qu'est-ce qui vous a incité à vous inscrire ? Le contexte et le monde, en plus de qui m'y invita

Qu'est-ce qui est à améliorer ?... mal placé pour parler de ça pour le moment.

Autres :... niet


Dernière édition par Eike Eshkhan Eileifr le Sam 6 Sep - 17:07, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Eike - Meurtrier et addict notoire   Sam 6 Sep - 1:38

Histoire :

- Baise-moi.

La voix implorante, reflétant toute la chaleur et l’humidité de l’orifice tendu impudiquement vers Eå, le dérangea dans sa contemplation attentive de la pose chienne en chaleur que tenait depuis dix minutes déjà le Skull à quatre pattes sur la moquette de la chambre à coucher.

-Ta gueule.

Un violent coup de pied dans le séant dénudé vint accompagner l’injonction, envoyant balader la pute de la soirée avec autant de tendresse et de modestie qu’un pigeon vous arrose allègrement de merde depuis les cieux. Le ton qui suivit exprimait un crime de lèse majesté au moins aussi clairement que les paroles qu’il transmettait au gamin étalé sur le sol.

-Baisez-moi, je vous en prie, votre grandeur. Voilà comment tu dois, comment tu aurais du t’adresser à moi, petite merde. Va te faire mettre. Je ne te toucherai même pas avec le gland plastique d’un god… Tu me fais pitié.

Ça voulait dire « casse-toi » ou dans une version plus policée que celle qui avait été donnée à entendre « non merci, très peu pour moi ». Le Skull malingre et désormais dépossédé de la moindre parcelle de sa dignité – s’il en restait après la pathétique scène dans laquelle il jouait le mendiant de la verge - ramassa dare-dare ses frusques et détala sans demander son reste. A peine outré que l’on ait osé lui parler de la sorte, comme si c’était une habitude de rabaisser les gens de son espèce.

Et oui, c’était en effet une habitude. Celle de l’homme qui ne connaissait rien du nom du pauvre gosse en question, mais qui dans sa grande mansuétude, ne le priva pas d’un renvoi de première classe comme il en servait à quasi tout ses fans. Fans ? Non, l’ego surdimensionné en présence duquel vous vous trouvez subitement n’appartient pas à une rock star. S’aurait pu. C’est limite le cas si l’on y regarde de plus près. Son altesse est un Meurtrier. Un être sublime - culminant au sommet de la hiérarchie des Croyants – qui affole les sens des petits dévots posant les yeux sur lui depuis le fond de la fange dans laquelle ils s’agitent en espérant un peu de nouveauté. Un peu d’excitation. De considération. Même si elle doit prendre la forme d’un mépris froidement jeté à la tronche – ou à la lune – de ces marmots lobotomisés.

C’est toujours mieux que rien et c’est leur sordide réalité.

Une réalité qu’adorait Eike, qui faisait palpiter son métronome et se mouvoir sa carcasse mutilée, autant qu’elle le dégoûtait. Une migraine fulgurante, le sang qui pulsait aux tempes et le crane comme dans un étau, le poussa à s’affaler dans le canapé en se laissant tomber à la renverse. D’horribles crises de céphalées le saisissaient toujours, compagnes de la frustration quand elle se rappelait à son bon souvenir comme aujourd’hui, avec ce crétin incapable de tenir correctement un rôle. La plus petite égratignure dans les scénarii montés mot à mot, geste à geste que sont ses parties de jambes en l’air le rendait à chaque fois vacillant, affligé d’un désespoir aux allures d’abysse infernal. Eå passa sa main sur une nuque tendue à l’extrême, dans laquelle se prolongeaient douloureusement les contractions qui torturent son cerveau malade. Les doigts fins touchent une cicatrice gravée il y a bien longtemps par d’autres ongles, au plus profond de sa chair lacérée.

… NED…


Salope.

Marqués à ton nom comme du bétail… Et toi tu te planques, tu te caches des yeux de ceux qui sont sommés de t’adorer. Espèce de putain… Je ne t’appartiens pas.

Jamais ce ne sera le cas.

Il n’y a qu’Elle.
Je n’aime qu’Elle.
Tu ne seras jamais Elle.

Minable.


Elle
? Son regard aux teintes aquatiques croise le reflet que renvoie l’immense miroir d’imitation baroque pendu au mur face au sofa. C’est Elle qu’il voit dans ses traits si typiquement Skull. Son souffle qu’il entend s’échapper de sa bouche, de plus en plus rauque et saccadé. Combien de fois a-t-il désiré lui ravir ce souffle chaud, moite et légèrement sucré ? Ce parfum le hante, flotte à l’instant où il sombre dans les limbes du passé au travers de ses yeux aigue-marine. Son propre regard. Son regard à Elle. Un verre de Dinaltar peut-être. Pour effacer le maudit bleu de ses prunelles, dissiper l’hallucination qui lentement prend forme.

Ses cheveux, portés longs, de jais deviennent bleu-vert. Lisses, ils se muent en serpents ondulants en boucles sensuelles. La bouche se ferme un peu, se plisse et se remplit pour adopter des contours plus féminins. La seule chose qui demeure c’est cette tristesse au fond des iris océan, devenus moins durs, presque suppliants. Puis un murmure.

…Eydis…

Où es-tu ce soir ma sœur ? Dans quels bras indignes de toi t’es tu endormie… m’abandonnant aux pales copies de mon obsession que je tente encore et toujours de recréer. Ils sont si… fades, en comparaison. Leur chair pale n’a jamais la nacre de ta peau si fine, que tu déchirais encore et encore à cause de moi. Leurs yeux ne parviennent jamais à percer jusqu’au tréfonds de mon âme pour dévorer l’organe noirci et pourri qu’est devenu mon cœur au fil des ans. Aucun ne me fait frissonner comme tu savais si bien le faire, lovée contre moi, refusant mes caresses en silence. Tu étais si… docile… douce… aimante… Quand tu me laissais m’aventurer chaque fois plus loin, pudique catin toute dévouée à mes envies.



Titubante, la silhouette à la limite d’une maigreur pathologique, quitte un instant son siège enveloppant pour zigzaguer jusqu’au miroir. Doigts de pianiste, semblables à ceux de l’image que son cerveau aliéné lui renvoi à présent avec une cruelle acuité, se posent sur les délicats contours de ce visage adoré. Le caressent avec ferveur, paraissant vouloir aller jusqu’à le lacérer dans un accès d’amour trop passionné. Le front se colle, en sueur déjà, contre le verre poli et froid. Sa bouche frôle l’illusion issue de son obsession maladive, tremblante tout comme si elle embrassait à nouveau la peau de l’aimée.

Son poing s’abat, crispé après que les doigts se soient faits serres. Vole alors en éclat la torture reflétée par l’objet aux fonctions purement narcissiques.

De ses phalanges meurtries s’échappe un flot de sang qu’Eike ne remarque même pas. Il n’a pas cillé quand le fracas du verre brisé et de ses os malmenés résonna dans le silence qui pesait dans l’air. Pas un cri, pas un pleur. Rien qu’une rage muette qui demeurait éclatante dans ses grands yeux bleus, alors qu’il retournait s’avachir sur le canapé lie-de-vin trônant au beau milieu de leur salon.

Sur un petit guéridon ouvragé repose un plateau en métal, une seringue, un garrot et assez de Tchess pour le rendre comateux des jours durant.

… Eydis…

Tu vois à quoi j’en suis réduit à cause de toi ?


Mélange outrageusement concentré en Tchess dans une petite cuillère.

Mais non tu ne le sais pas, tu ne le vois pas ! Parce que tu n’es pas là… Parce que tu soupires, tu gémis à coup sûr dans les bras de je ne sais quel poseur de première qui t’auras dit que tes yeux sont plus éclatants que la lune au firmament. Ou n’importe quelle connerie de Roméo à deux sous, prompte à faire s’emballer ce cœur que j’essaye de tenir en cage depuis les premiers jours.

Les dents couleur perle tirent sauvagement sur le plastique du garrot qui ceinture son bras gauche.

Te souviens-tu Eydis ? Te souviens-tu de ces jours avant que nous ne déchirions notre mère de l’intérieur pour nous évader vers la lumière. La trompeuse lumière. Te rappelles-tu la quiétude inouïe qui berçait nos deux enveloppes minuscules, collées l’une contre l’autre au travers du placenta ? Je t’aimais déjà plus que ma vie, plus que moi-même alors que j’ignorais qu’il existait des mots pour l’exprimer. Que j’ignorais jusqu’au concept de sentiments. Cela me manque… Tu me manques… Ta menotte serrée contre mon torse, tes poings frêles et qui savent si bien transformer la laideur en beauté tissée par quelques notes… Sais-tu à quel point cela me manque, leur martèlement furieux sur ma poitrine quand tu trouvais que j’allais bien trop loin ?

L’aiguille s’enfonce dans la chair tendre, un instant bleuie par ce geste, portant le stigmate éphémère des injections auxquelles le Skull s’adonne quasi quotidiennement maintenant.

… Eydis, mon Amour… Sœurette, je te le jure, un de ces jours je te prendrais. Je te possèderai entièrement, encore et encore. Heure après heure, enfin je plongerai jusqu’au plus profond de toi, corps et âme.
Que tu le veuilles ou non.

Je te le jure.

Enfin peut-être serais-je alors libéré des chaînes mortuaires qui ploient entre nous, qui tirent atrocement sur mes membres à chaque fois que tu t’éloignes. Ces mêmes chaînes forgées de nos désirs vicieux, qui te ramènent vers moi à chacune de tes fuites honteuses. Ma petite sœur chérie… ce jour là, je pourrais me laisser étreindre par d’autres bras, après tant d’années à n’aspirer qu’aux tiens et tromper ma peine dans ceux de partenaires anonymes.


Un gémissement.

Non un râle, un râle profond, issu de la gorge nouée du camé qui vient juste de pousser le piston et sent le mélange divin cramer ses veines comme le feu de sa passion dévore son cœur et son âme. Sa tête part en arrière, il s’écroule, la seringue encore plantée dans le creux du coude, les paupières palpitant frénétiquement au dessus de ses yeux désormais vitreux.

… Eydis…
… Eydis …
… Eydis ! …


Dans son délire cotonneux apaisé par la drogue, il hurle le nom de cette sœur cruellement absente ce soir. Qui sans cesse se dérobe, lui refusant le salut pour une raison qu’il ignore.

De quoi as-tu peur Eydis ? Puisque nous nous aimons… De quoi as-tu peur ?

Le diaphane sire, dont on peut suivre le tracé sinueux de veines bleutées sous la peau opaline, s’agite. Semi comateux, sa mémoire virevolte devant ces yeux qui ne peuvent se soustraire aux fantômes hurlant du passé, venus le maudire une nouvelle fois. Leur dernière dispute, son départ pour d’autres cieux, d’autres seins que le sien. Eydis… reviens, s’entend t-il murmurer entre deux sanglots, devant une porte close aussi froide qu’une cellule de prison. Ses années de noviciat au sein de la divine – mon cul – Croyance. En tant que Priant tout d’abord, apprenant toutes les subtilités du rite morbide qui se révéla un palliatif merveilleux pour détourner son esprit de l’obsession qui l’empoisonnait minute après minute. Puis le désir de faire plus, de devenir une icône, un sombre chevalier de la Mort adoré, désiré, adulé. Meurtrier. Comme cela sonnait aussi superbement que la musique qui jaillissait sous les doigts agiles de sa sœur sur le piano. Quelques notes, comme accrochées aux étoiles tant elles sonnaient avec une pureté introuvable en ce bas monde, reviennent accompagner ses visions. Chimères d’un passé pénible qui se perpétua dans le présent malgré ses efforts pour remplacer par les massacres rituels son addiction à ce double interdit. Eike entend la voix effarée de sa sœur l’insulter pour avoir choisit cette vie qu’elle considère encore plus maudite que leur triste duo…

Ne comprends tu pas ? J’essaye d’oublier. J’essaye de t’oublier.

Plus loin, toujours plus loin. Dans l’interdit, dans les caresses et les baisers enfiévrés.
Plus loin, toujours plus loin. Dans sa mémoire tendue d’un opaque voile noir.

Toute petite chose au chaud dans la matrice. Toute petite chose inconsciente, flottant entre l’amour fusionnel et le désir de naître au monde. Toute petite chose dont le cœur aujourd’hui encore bat à l’unisson du métronome parfois si distant de sa jumelle. Elle qui ne parle vraiment qu’au travers des notes qu’elle distille en public ou de temps en temps, rien que pour lui. Minuscules êtres qui une fois nourris, choyés, portés des mois durant à l’abri de leur mère, déchirèrent ses entrailles pour prendre leur premier souffle. Qui si tôt la réalité de la lumière entrevue, regrettèrent amèrement l’impulsion qui les poussa à vivre. C’est la trompeuse lumière qui les marqua au fer rouge du désir de la Mort, qui guida les pas de l’un dans les rangs de la Croyance et les mains de l’autre lorsqu’elle se mutilait nuit après nuit.

Pourquoi se sentir coupable… Après tout cette conne l’avait voulu, enfanter naturellement. Parait même que la dame trouvait cela héroïque, le seul véritable comportement digne d’une Skull. Une pauvre pondeuse pathétique oui. Qui les avait laissés seuls au monde. Rien que l’un et l’autre pour trouver un peu de chaleur, un peu d’amour. Ni le père de substitution ni leur nourrice n’offrirent aux mômes désœuvrés de quoi endiguer les racines du poison qui alimente aujourd’hui leur relation.

… Eydis…
… mon Ange…

… reviens… nous n’y sommes pour rien…
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MessageSujet: Re: Eike - Meurtrier et addict notoire   Sam 6 Sep - 20:23

Bienvenue sur Tiamat, très belle fiche =) Le contexte est compris, l'histoire est miam.
La réponse à la question est juste.

Mais il subsiste des problèmes, comme dans la fiche de ta vénérée soeur jumelle.
Car comme elle, tu parles d'Eydis comme d'une femme... Je précise donc, de même, que tout Skull est un homme, les Femelles pouvant juste faire apparaître leur matrice selon leur volonté. Mais au départ Eydis doit être considérée comme un homme.
Vos fiches étant intimement liées, je suis désolée mais je pense que tous les deux allez devoir travailler de concert et dépendants l'un de l'autre. J'ai demandé à Eydis d'expliquer l'attachement de son personnage à être considéré "comme une femme", et je vais supposer que si ton personnage la voit comme telle lui aussi, c'est bien parce qu'il en est obsédé et se plie à ses désirs, en quelque sorte. Il faudra l'expliquer dans ta fiche.

Sinon... Le petit test pour être accepté en tant que Meurtrier, bien sûr !
Je vais te demander de poster à la suite de mon message un post RP de 20 lignes minimum (qu'il soit de Tiamat ou d'un tout autre forum), histoire d'évaluer une dernière fois ton niveau (même si je pense que ça posera pas vraiment problème).

Et pour ton logement, dans ton histoire, Eike possède un appartement à lui seul. Je te demande quand même si tu désires un appartement seul à Lunalesca (dans ce cas, à toi de le créer), ou une colocation.

Voilà, voilà !
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MessageSujet: Re: Eike - Meurtrier et addict notoire   Sam 6 Sep - 20:35

Merci =)

Hmm, pour le fait qu'il la voit comme une femme... étant - je pense qu'il n'y a pas besoin de statuer sur ce fait - dérangé du ciboulot... je pense que c'est simplement un désir de sa part d'avoir une "femme" dans le sens un opposé à son propre "sexe", étant donné par exemple qu'il n'a jamais connu une partie du binôme qui l'engendra, la partie "femelle" n'est-ce pas. J'ai vraiment besoin d'expliquer cela dans la fifiche ? * se demande soudainement comment intégrer correctement la chose au beau milieu de l'histoire *

Then... pour ma "soeurette". Ouiiin, jveux qu'elle ai des seins T^T (je sais, quelle élégance What a Face ) Après une bref passage par la case brainstorming... Sachant que les Skulls sont des êtres adeptes de la métamorphose corporelle tous azimuts, de la teinte de touffe aux piercings et j'en passe, ne pourrait-on pas avoir une "clinique" (ou au pire quelqu'un qui fait ça pour le fric à la sauvette dans une cave dégueulasse même, un Erÿn vénal par exemple qui serait toubib à la base) de chirurgie esthétique ? Dans ce cas là, ce n'est plus de la "médecine" dans le sens santé mais juste un outil servant à l'ego. *.* Eydis pourrait être passé entre les mains du gus pour se faire implanter des seins... pour satisfaire cette envie qu'elle a d'être une "femelle", comme on peut en trouver chez les Erÿns.

Je te copies colle un post dans la minute, pour terminer ^^

EDIT : Merdum, j'oubliais pour la question de l'appart, désolé. Bien... je ne le vois pas partager son home sweet home avec quelqu'un d'autre qu'Eydis, j'avoue. Donc vu que la soeur fait faussement sa coloc, disons que ça aurait l'air d'être une colloc mais que ça ne le serait pas tout à fait ? Officiellement s'en serait une. (a voir ensuite si effectivement elle s'installe pour de bon chez lui, I guess so... ce serait plus pratique)


Dernière édition par Eike Eshkhan Eileifr le Sam 6 Sep - 20:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Eike - Meurtrier et addict notoire   Sam 6 Sep - 20:37

Remonter le temps.

Un don extraordinaire qui m’est devenu une habitude au fil des années. Des siècles même. Sais-tu à quel point je voudrais maintenant remonter le temps pour que tout ceci ne fût ? Ma douce, ma si douce Saedis… Je t’en prie ne pleures pas. Maudit moi. Hurle-moi dessus comme tout à l’heure, avec cet irrésistible air fâchée qui te va aussi bien que le masque de paix ornant ton visage sur cette couche. Crache-moi au visage même, quand je t’aurais rendu la vie. Parce que tu vas accepter le marché, n’est-ce pas ? Dis-moi que tu accepteras. Frappe moi, crie, lance à mes trousses tous les malheurs de la terre si tu le souhaites. Hais-moi, autant que tu sembles m’aimer. Autant que je t’aime. Mais je t’en supplie… ne pleures pas encore une fois.

Remonter le cours effroyable du temps.
Laver l’offense.

Comme je voulais te faire l’amour. Si tu savais… si tu savais à quel point j’avais l’envie, la ridicule ambition de répondre à tes désirs. Tellement semblables aux miens. Sentir ta peau glisser contre la mienne, délivrés de ces frusques pompeuses. Simplement enlacés comme aux premiers jours après la Création. Plonger en toi, au plus profond de toi. Tendrement, amoureusement. Te posséder, suivre le mouvement ensorcelant imprimé à tes hanches, calquer le rythme de mon souffle sur celui de tes soupirs. Me perdre dans entre la moiteur de nos enveloppes charnelles et l’odeur insensée qui flotte encore dans l’air. Si seulement tu savais… Si je pouvais te dire.

Juste te rendre heureuse.
Une nuit.
Juste une nuit.

Ou plus longtemps encore. Je sens toujours ce désir là en moi. Aussi sûrement que les bagues à ton doigt ravivent le souvenir de cette mascarade involontairement mise en route, prévue de toute éternité bien que je caresse l’espoir détraqué d’avoir pu l’éviter. Espérance dont le spectre s’éloigne, flotte autour de moi en se riant de ma pathétique personne, comme on pointe du doigt le coupable des pires atrocités. Comme tu m’observe, entre stupeur et révolte muette. Accusatrice au regard assassin. Ne me regarde pas comme ça Saedis, par pitié. Je voudrais te dire que non, tu ne t’es pas trompée, que je suis bien celui que tu croyais digne de recevoir tes présents… Que je ne suis pas l’immonde salaud qui t’as ôté la vie en même temps que l’espoir. Ne jete pas ces yeux là sur moi. Pas aussi durement… Je veux encore qu’ils me chantent ce que tu tais depuis le jour où tu as passé la porte du cabaret. Qu’ils viennent trouver en moi l’écho, la réplique parfaite de la mélodie qui les emplissaient aujourd’hui quand tu les posais sur moi à la dérobée ou dans tes invitations à peine camouflées.

Mais c’est comme le reste. Comme tout le reste de ce que je me suis stupidement autorisé à imaginer. Envolé. Brisé par mes mains comme ton cou. Ton cou qui cache cette odeur capable de me rendre fou, de me faire presque tout oublier. Comme je voudrais que tes yeux bleus se posent encore sur moi pour répondre à tout ce que je ne peux dire.

Remonter le temps.
Effacer les fausses notes.
Changer le cours des choses.

Eike, jusqu’ici muselé par sa propre incrédulité, les mains tremblantes de surprise et de rage, partit dans un éclat de rire aux accents hystériques. Remonter le temps, songes tu, pauvre diable ? Alors elle n’aurait peut-être jamais existé, n’aurait jamais conçu à ton égard les languissants sentiments qui t’ont poussé à te compromettre à ton tour. Alors disparaitraient les moindres souvenirs de la chimère de votre histoire. Ces souvenirs auquel tu vas t’accrocher pour les années à venir comme un aliéné à son délire halluciné. Et tu préfères encore subir leurs cruelles morsures incessamment répétées que d’abandonner au Temps l’ébauche mutilée de ce qui n’aura jamais pu être.

Te souviens tu à présent à quel point cela fait mal… d’être humain ?

Son rire dément emplit jusqu’à la moindre parcelle de vide dans la pièce, se propageant comme une onde de choc suit une explosion. Violemment. Déchirant le silence qui pesait sur son corps comme la terre étouffe les sépultures des mortels que l’on y enfouit depuis la nuit des temps. Il riait. Autant qu’il pleurait en réalité à l’intérieur. Morts, lui et son espoir insolent. Aussi mort que Saedis allongée sur le lit, paraissant dormir du sommeil qui vient entourer les bienheureux, son fantôme à quelques mètres. Entre lui et le cadavre qu’il avait crée.

Puis l’hilarité désaxée se fana. Ne survécut que quelques secondes de plus, pareille aux quintes de toux qui secouaient les tuberculeux entre les murs des mouroirs à malades. A peine audible sur la fin, des points de suspensions qui semaient encore les traces de la peine et de la folie tout autour des malheureux pantins jouant la triste farce. Elle se mua en un sourire malsain, flambeau irradiant la douleur et l’absurdité qui se disputaient le sommet des marches dans l’esprit de celui dont remontaient la comissure des lèvres. Un rictus qui s’effaça à son tour pour ne plus laisser qu’un visage tendu, las et où se lisait une fêlure qu’il serait impossible de combler à l’avenir.

Un souffle s’éleva pour se joindre aux senteurs d’orchidée.

« Je suis tellement… »

Désolé ? Ta gueule ! Ne lui donne pas l’impression de t’être moqué d’elle encore plus qu’elle ne doit le penser. Ne fais pas ça. Même si tu en meurs d’envie. Même si ce qui sonnerait comme une insulte, comme un odieux mensonge ne pourrait pas être parole plus vraie que toutes celles que tu n’as jamais prononcées. Tais-toi, si tout ce que tu as à dire ne doive servir qu’à exprimer égoïstes remords. Reprends-toi. Évites de blasphémer en profanant l’amour que tu lui portes et celui qu’elle t’a donné sans se méfier.

Je t’aime.

Fais en sorte que jamais ces mots ne franchissent la porte de tes lèvres. Ce serait pire que tout. Pire que de la voir te détester jusqu’à la fin des temps et laisser mourir ses sentiments envers toi. Silence, silence. Respire et entame l’habituel discours de séduction made in Quanticum. Respire et mens, dis lui que ce n’est pas aussi terrible que ça en à l’air. Que tout peut s’arranger.

Mens comme tu respires, Eike.

Il en avait plus que l’habitude, le triste sire. Et pourtant… sa voix restait coincée au fond de sa gorge serrée, jusqu’à pratiquement l’étouffer. Droit et immobile, allant chercher une attitude assurée à la limite de l’arrogance dans des recoins de sa personne qu’il ignorait jusqu’ici, Eike inspira profondément. Lourdement. Avant d’arriver à enfin extirper les premiers sons des tréfonds de son gosier. Qui le brulait horriblement, asséché et désireux de ne plus jamais proférer le moindre mot qu’il n’aurait à parjurer.

« Bienvenue dans mon monde, Chérie. »

Le reste coula tout seul. Le premier pas est toujours le plus ardu, n’est-ce pas ? Il se vit ôter calmement la veste de costume qui couvrait ses épaules, venir la poser sur le lit derrière le corps de Saedis, sans le moindre regard à son ex propriétaire. Et se tourner vers l’apparition qu’elle était désormais, impalpable, sépulcrale. Lui sourire et se glisser dans les atours détestables du maître de cérémonie ravi de son petit effet.

« Des questions peut-être ? Des réclamations ? Vas-y…
Tu as encore quelques minutes avant de quitter ce monde définitivement, alors ne t’en prives pas. »

L’odieux sourire qu’accompagnait le ton doucereux et sarcastique qui enrobait la voix profonde du cavalier. Lui-même s’observait jouer ce rôle qui était le sien depuis des siècles, abasourdi de se montrer aussi infect et condescendant devant celle qu’il avait trompée.

Sordide.
Indécent.
Écœurant.

Il jouait avec elle à présent comme avec une poupée de chiffon incapable de protester.
Une partie de lui jubilait. L’autre maudissait jusqu’à la chienne qui lui avait donné naissance.

La schizophrénie promenait ses doigts malingres aux ongles acérés sur son corps comme il avait posé les siens sur Saedis...

Lacérant son esprit au passage et promettant que jamais pour lui ne viendrait plus la délivrance.
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MessageSujet: Re: Eike - Meurtrier et addict notoire   Sam 6 Sep - 20:48

Ha ha XD.

- Pas besoin de rajouter des précisions dans ta fiche sur le pourquoi du comment, c'est nettement plus compréhensible comme tu me l'as expliqué, et je ne pense pas que ce soit indispensable non plus à la compréhension, justement.

- Pour le fait d'ajouter des seins à ta soeurette... C'est possible, on peut adapter le contexte comme bon nous semble, donc si vous trouvez une explication valable comme une chirurgie esthétique, je ne suis pas contre. Sachez bien sûr que seul un Erÿn peut être apte à faire ce genre d'opérations, vu que les Skulls ne touchent pas à la médecine - et qu'il n'y aurait sûrement pas de clinique vouée à ça. Bref, si vous vous arrangez entre vous et que c'est acceptable, moi je ne vois pas de problème, j'attends ces modif dans l'histoire de ta soeur jumelle alors.

- Test naturellement réussi, bienvenue monsieur le Meutrier.

- Dernière chose, tu as oublié de me répondre quand je t'ai demandé : "Appartement seul ou en colocation ?" (même si je me doute de la réponse)
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MessageSujet: Re: Eike - Meurtrier et addict notoire   Sam 6 Sep - 20:55

Ich habe réparé ma connerie. Edité pour la coloc. =)

Haha ? XD qu'ai-je donc dit de hahatisant ? *.*



Merci encore pour tout, dame admin =)
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MessageSujet: Re: Eike - Meurtrier et addict notoire   Sam 6 Sep - 20:58

Non rien, je suis en haha mood *.*.
Bah à ce moment, crée donc un topic "Habitation d'Eike et d'Eydis - Plein" à Lunalesca si elle est officiellement ta coloc =D. Ce sera tout, j'arrête de t'embêter.

Fiche validée, je te mets ton rang et bon jeuuu ^-^.
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MessageSujet: Re: Eike - Meurtrier et addict notoire   

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