Tiamat. Cadavre exquis.


 
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 Eydis Ketilridr - Skull Musicienne

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Eydis Ketilridr
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Religion : Croyance
Métier : Musicienne (Guitariste de S.L.A.V.E.)
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MessageSujet: Eydis Ketilridr - Skull Musicienne   Sam 6 Sep - 1:23

Votre personnage

Nom : Ketilridr anciennement Eileifr
Prénom : Eydis (S’est déjà fait appeler Gabriel aka « Gaby »)
Âge : En apparence : Souvent un âge entre 23 et 25 ans. En réalité : 50 ans.
Race : Skull
Sexe : Femelle
Orientation sexuelle : Bisexuelle
Religion : Disciple de la Croyance
Métier : Musicienne
Gang : /
Lieu de naissance : Ozane
Lieu de résidence : Lunalesca
Aura : /

Précisions : Avant toutes choses, il est important de dire qu'Eydis parle toujours d'elle comme d'une femme. Depuis qu'elle a quitté son frère, surtout. Se tournant parfois vers les Erÿn, elle a remarqué que les femmes étaient bien plus douces que les hommes... La douceur maternelle qu'elle n'a que peu connu, une impression d'être plus féminine que masculine mais aussi... Ce côté barbare du vît masculin l'a toujours presque dégoûtée. Ainsi, vu sa préférence pour le genre féminin, vous comprendrez qu'absolument tout soit au féminin dans sa fiche.

Caractère : Une ancienne peinture aux couleurs passées, des yeux éteints et bien souvent baissés. Jamais Eydis n’a semblée contente de ce qu’elle faisait. Lorsqu’elle marche, c’est souvent par pas amples et rapides, elle déteste traîner hors de sa tanière. Elle parle peu car elle est bien trop timide. Le langage du corps reste son moyen de communication favoris. Un rien la trouble, si bien qu’elle se retrouve à rougir, ce qui a le don de la mettre très mal à l’aise. Un rien la fait reculer, elle a du mal à tenir tête aux autres. Jamais elle n’a confiance en elle, ce qui est un grand problème. Eydis déteste se regarder dans une glace, trouvant que son physique n’a rien de beau. Mais après tout, une femelle n’est pas là pour être belle, elle est là pour porter les générations. En somme, elle n’a pas l’impression qu’une réelle personnalité est demandée dans ces cas là. Pourtant, en quelques circonstances, on peut la voir rêveuse, mélancolique voire même franchement dépressive à cause de ce manque de reconnaissance.
La colère ne semble pas l’atteindre, elle reste comme ces statues sur lesquelles il pleut du temps qui passe. Lorsqu’on la vexe ou qu’on l’énerve, elle détourne la tête tandis qu’un feu se déclare dans ses yeux et qu’elle s’éloigne…
Douce mort, quand viendras-tu la cueillir au creux des bras de ses rêves et de ses envies qu’elle cache farouchement ? A peine veut-on la toucher qu’elle relève ses deux yeux bleus d’un air presque implorant. Elle déteste qu’on la touche, même qu’on l’effleure du bout des doigts, aussi doux cela soit-il. Pourtant, sous cette enveloppe de boîte à musique scellée se cache une toute autre personne, il suffit de lui donner le bon objet.
Lorsqu’elle prend un instrument de musique en main, advient en elle ce déclic. Ses yeux s’ouvrent et toisent l’horizon, elle devient telle une furie, prenant parfois plaisir à chanter (que ce soit lyric ou ces voix industrielles). Très tôt, elle a su que la musique offrait un monde bien plus intéressant et doux que celui dans lequel elle vivait. Ainsi, ses doigts peuvent aussi bien courir sur un piano que faire hurler quelques cordes branchées ou non sur un ampli. Son souffle lui sert aussi à faire chanter quelques instruments. Partie dans un tout autre univers, elle peut même se faire légèrement aguicheuse dans ce qu’elle appelle ses extases musicales. Un soupir trahit son emportement, elle n’est plus dans son enveloppe corporelle. Elle meure pour renaître à travers sa musique. Rien n’est plus beau pour elle que de pleurer ou ricaner en jouant, tout simplement parce qu’elle se sent enfin à part. Parmi ces privilégiés qui savent faire chanter un bon éventail d’instruments.
Sa solitude est un bienfait, sauf lorsque sa moitié lui manque. Mais ne pensez à strictement rien d’amoureux : Sa moitié est son frère. Elle déteste particulièrement le poste qu’il occupe mais ne peut se séparer de celui qui a projeté son ombre si longtemps sur elle.

Goûts : La Mort. Elle adore cette douce maîtresse qui viendra un jour refermer ses bras voilés sur elle. A part cette adoration logique, elle est, bien entendu, une passionnée de musique qu’elle pratique sans modération, à toute heure de la journée. Elle aime beaucoup être seule avec elle-même, à écrire ou simplement à se détendre. Parfois même, elle se prend à chanter, comme pour exorciser cette mélancolie qui l’oblige à se faire de profondes cicatrices.
Elle déteste qu’on la touche. C’est maladif. Une seule personne jusque là a eu le droit de la toucher, son frère. Elle déteste, aussi, qu’on lui impose une conduite à tenir. Elle se sent suffisamment mal à l’aise en société pour que quelqu’un lui dise en plus ce qu’elle ne doit et doit faire.


Physique : Tout d'abord, elle a eu recourt à la chirurgie esthétique, ce qui explique sa poitrine, même menue. Ainsi, elle a poussé même les limites de son corps afin de paraître féminine.

Que dire à part que le physique est en parfaite concordance avec son mental ? Des traits fins mais fermés. Ses yeux bleus semblent éteints, sa peau est d’une pâleur uniquement brisée par le noir des étranges tatouages qu’elle porte. Un sur le côté droit du visage et l’autre au dessus de son sein gauche. Ses cheveux sont d’un bleu particulièrement clair qui s’accorde avec le bleu de ses yeux. Elle est très menue. Pas maigre mais elle semble petite. Juste assez fine pour se couler dans l’ombre de son cher grand frère, juste assez grande pour se blottir dans ses bras, juste assez mignonne pour avoir eu le malheur de lui plaire… Ses sourires sont rares mais radieux. Jamais elle n’a vraiment cherché à se faire jolie mais apprécie qu’on la regarde discrètement. Même si elle préfère qu’on l’admire pour ses prouesses musicales. Ses bras sont bien souvent zébrés de traces plus ou moins fraîches de coupures. Ses épaules et son dos sont étroits, ses bras fins, ses jambes fuselées et toute sa beau est pâle. Sa voix a cette légèreté teinte éthérée qui peut se transformer en un puissant instrument lyrique lorsqu’elle chante. Il lui arrive parfois d’aimer mettre en valeur son regard en amandes, sa petite bouche… Sans pour autant forcer comme une folle en ce qui concerne le maquillage. Sa poitrine est menue mais en harmonie avec son gracieux postérieur. Elle préfère se dire asexuée que de devoir dire qu’elle possède un organe masculin. Au fond, elle est une femelle Skull. Pas un de ces étranges mélanges d’utérus et de virilité sur pattes. Elle accentue volontiers son déhanché, rien que pour paraître plus féminine. Ses ongles sont bien souvent peints de couleurs sombres voire immédiatement du noir. Ses cils longs et peu épais échouent sur ses joues lorsqu’elle ferme les yeux. Elle se tient toujours assez droite, même sans vêtement et malgré sa grande souplesse. Lorsqu’elle joue d’un instrument, ses traits se tirent ou se décrispent, en fonction du rythme. Ses mains effleurent les touches des pianos avec une délicatesse et un raffinement inédit. Parfois, lorsqu’un morceau la touche, elle peut finir complètement effondrée, pleurant mais continuant jusqu’au bout. En ce qui concerne son odeur, c’est un mélange de miel sauvage et de rosée du matin. Il n’y a que quand elle est sûre d’être seule, elle se met en tenue assez courte et légère, pieds nus et se met au piano. Cela fait partie des rares choses qui ont le pouvoir de la faire se sentir jolie.

Style vestimentaire : Vêtue de couleurs sombres, rien ne peut la détourner de ses corsets chéris. Tout ce qui a des lacets a le mérite de s’attirer son amour. Elle a une préférence pour les tissus fluides et satinés ou veloutés. Jamais vous ne la verrez porter un pantalon. Elle porte des vêtements extrêmement féminins, c’est un choix à part entière. Elle porte souvent des bottes qui lui tiennent bien au pied, ou des bottines, c’est selon ses envies. Mais on les voit peu sous les longues jupes dont elle aime parfois couvrir ses jambes. Parfois, ce qu’elle porte peut sembler très sexy aux hommes et n’avoir, à ses yeux, qu’une valeur purement esthétique. Elle cherche toujours à avoir de jolies harmonies de couleurs. Il lui arrive, dans ses moments de dérapage mental, d’oser les vêtements en cuir qu’elle veut alors relativement serrés et courts. Tout n’est qu’extrêmes avec cette Skull dont la seule chose qui pourrait s’apparenter à un bijou n’est qu’un énorme collier en tissus qui lui prend tout le cou. Elle l’a en plusieurs couleurs qu’elle change en fonction de ce qu’elle porte autrement.
Traits particuliers : Se revendique plus femelle que mâle et accepte peu sa virilité, même stérile. Deux tatouages.

Arme : Tout ce qui possède un côté tranchant la passionne.

Question : Qu'idôlatrisent les disciples de la Croyance ? [Juste]

Vous

Par quel biais avez-vous découvert le forum ? Via une très bonne amie qui est aussi sur le site.

Qu'est-ce qui vous a incité à vous inscrire ? Le concept assez novateur.

Qu'est-ce qui est à améliorer ? Peut-être la lisibilité de la page d’accueil.

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Dernière édition par Eydis Ketilridr le Sam 6 Sep - 21:51, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Eydis Ketilridr - Skull Musicienne   Sam 6 Sep - 1:25

Histoire : Eydis et Eike sont nés d'une Skull du nom de Siv, qui a connu la vie bien avant le sauvetage des femelles lors de l'accouchement. Sa mère elle-même a donné sa vie pour la faire naître. Cette femme ayant toujours eu une aversion farouche pour la Croyance qui transformait les Skulls en rats de laboratoire, sans un neurone dans le crâne. Ainsi, elle s'est cachée durant toute sa grossesse afin de ne jamais être forcée de déposer ses foetus dans l'Eau. Elle est morte en donnant la vie à deux bébés, des faux jumeaux. Avant d'accoucher, elle avait préparé une lettre sur laquelle elle indiqua les noms des deux enfants avant de mourir.
Ansi naquirent Eydis et Eike.

Le Destin fit qu'un Skull du nom de Sandulf trouva les deux bébés et la dépouille de leur mère. Il décida, dans un élan de folie, sans doute, de les recueillir. Il n'avait jamais eu l'occasion d'avoir des enfants et décida de les emmener jusqu'à Lunalesca.
Sandulf était un Skull très occupé qui n'était pas souvent chez lui. Si bien qu'il engagea une nounou chargée de s'occuper d'eux.
Kizzy était officiellement une Skull femelle mais jamais elle n’avait souhaité procréer, étant rebutée par les Skulls mâles.
Kizzy était une Skull très absente elle aussi, présente seulement pour les besoins primaires des jumeaux comme les changer, les nourrir et les coucher. Cette absence permit, sans nul doute, le développement de leur relation des plus ambiguës...

Son enfance fut douce, fade, sans réel intérêt en somme. Elle vivait dans l’ombre de son frère qui, malgré un âge égal, lui semblait digne du rôle de protecteur. Très tôt, elle s’éprit pour la musique. Chaque note illuminait ses yeux aigue-marine d’une étincelle divine. Elle demanda, dès l’âge de sept ans, à apprendre le piano, le violon et la flûte. Elle se révéla… Brillante.
Sans doute ce don était lié à son jeune âge. Ses mains galopaient sur le clavier, son archet échauffait les cordes qui en hurlaient presque de douleur.
Eydi était une enfant très timide, bien trop sensible et faible pour se défendre seule.
Les années passaient, Eydis excellait en musique mais stagnait au niveau social. Rien, à part les sons du Paradis musical, ne parvenait à la faire sourire. Rien sauf son frère… Celui qui représentait clairement son opposé. Le jour et la nuit, rien n’était plus flagrant que leurs différences.
Durant sa préadolescence, son adolescence et jusqu’à l’âge de vingt-sept ans, Eydis a tenu un journal intime.

12 ans : Début des soupçons.

« Cher journal,
J’ai enfin terminé ce morceau à la guitare. Je vais sans doute essayer à la basse… Commencer la batterie me tente aussi beaucoup.
Mais ce n’est pas pour ça que je t’écris.
Eike devient si… Etrange. Bien sûr, il est toujours très mignon quand il me prend si étroitement dans ses bras. Mais il est si dur avec ceux qui me regardent d’un peu trop près.
Quand je vois les autres, elles n’ont pas ce même rapport avec leurs frères…
Mais je suis sûre qu’Eke m’aime beaucoup. Juste comme un frère… »

Vue de l’extérieur, la relation pouvait sembler tout à fait douteuse. Malgré ses efforts pour aller vers les autres, tout était étouffé dans l’œuf. A chaque tentative d’avoir un petit ami, Eike lui faisait une affreuse crise de jalousie… Cette solitude la pesait, elle ne trouvais plus goût en la musique, à l’âge de treize ou quatorze ans, repoussant aussi son frère et débutant les longues soirées à s’ouvrir les bras, à ce lacérer le haut de la poitrine…
Deux ans de cet enfer débouchèrent sur des pages de journal intime torturées, l’encre effacée par les larmes et le sang en taches éparses sur le papier qui a bu les souvenirs comme le nectar de ses veines et l’eau de ses yeux.

14 ans : Quelque chose cloche.

« Cher journal,
Je n’ai plus mal. La solitude ne me pèse plus. A présent, je ne vais vivre que pour la musique.
Eke a tellement changé… Maintenant que j’observe avec une certaine objectivité, cela me semble… Bizarre. Car au bout du compte, quelle sœur adore dormir tout contre son frère, écoute son cœur et se laisse toucher de la sorte ? Même par son jumeau.

J’en ai parlé à la seule Skull que j’aime un rien, qui m’a regardée de travers. Elle m’a dit que je devais faire attention… Car à présent que nous sommes plus grands et que j’ai découvert que je pouvais avoir ces étranges organes en moi… Porter les enfants… J’ai entendu ça l’autre jour dans ce que se disaient deux Skulls dans la cathédrale. Je suis allée voir un livre sur les Skulls, que j’ai trouvé dans une vieille librairie glauque qui menaçait de fermer. Je l’ai acheté, je n’avais pas le temps de le lire dans la boutique.
Les femelles Skulls ne sont, en fait, que des machines à procréer… Quelle horreur. »

Eydis n’a jamais vraiment accepté le fait que la race femelle Skull ne soit qu’un moyen de faire grandir la population. Elle passa de longues soirées à se morfondre, le sang vrillant parfois ses tempes lorsqu’il se précipitait hors de ses plaies, juste le temps que les blessures se referment seules. Ses ongles crissaient sur la table et bien souvent, c’était son frère qui la trouvait, endormie, lame encore à la main et traces de maquillages sur les joues...

16 ans : Je ne te comprends plus…

« Cher journal,
Je t’avais perdu… Peu importe. A présent, je crois qu’il est temps que je te raconte tout. Notre relation, avec Eike, tient à la limite de l’inceste quand on regarde avec des yeux extérieurs. Mais que veux-tu faire contre des habitudes que j’ai prise toute petite ? Sa bouche moite qui se pose à présent non plus seulement sur mes mains, mon visage ou mon cou… Je ne peux vraiment me libérer de cette pseudo dépendance qu’en plongeant dans la musique, dure, violente. Faire crier une guitare, me défouler sur un piano ou une batterie, faire pleurer un violon…
Je ne compte plus le nombre de foi où je me suis effondrée en pleurant sur le clavier du piano, repensant à ses gestes auxquels je ne peux pas dire non. Je n’en ai pas le droit. Car après tout, il a été mon sauveur, mon protecteur et… Oui, je l’aime plus que tout.
Mais il refuse que je vois d’autres garçons en les tuant, parfois…

Je ne comprends pas. Et quand j’essaye de m’éloigner, il me garde farouchement, parfois m’enfermant en me disant que c’est pour mon bien et qu’au dehors, c’est une jungle.
Mais je devrais bien me débrouiller un jour…

Demain, je vais partir… »

Après cet extrait de journal intime, Eydis quitta les côtés de son frère, discrètement, pour s’adonner à sa propre vie. Elle passa de longues heures dans la cathédrale, non pas à prier mais cherchant la solitude et le calme. Elle se fit engager comme pianiste pour un restaurant et commença à gagner un peu sa vie et à faire croître le peu d’économies qu’elle avait. Parfois, elle servait de remplissage pour des groupes en tournée auxquels il manquait un membre pour une date à Lunalesca. Elle se cachait de son frère, refusant qu’il la traîne de force de nouveau chez lui. Mais le souvenir de ses mains, de ses mots glissés à l’oreille… Pitié Eike, arrête.

Ayant si peur que son frère la retrouve, elle se fit appeller Gabriel, au masculin, afin que son frère n'entende même pas parler d'elle. Même ceux qui l'employaient et qui se pensaient autorisés à lui donner de mignons petits surnoms lui donnèrent le surnom de "Gaby."
Sur un coup de tête, un soir, après sans doute trop de Krimka, elle trouva quelqu'un pour lui faire des implants mamaires. Elle en ressortit avec un mignon tour de poitrine en adéquation aves son fessier.

22 ans : Manque

« Cher journal,
J’ai enfin trouvé un travail qui me rapporte assez d’argent pour vivre dans un confort agréable. J’ai trouvé un endroit où jouer ma musique et dormir.... Mais quelque chose me manque. Non, quelqu’un. Eike. C’est quand même mon jumeau. Ce que je trouve le plus étonnant, c’est que j’ai refusé que d’autres Skulls me touchent entre temps. Chaque personne qui voulait devenir mon ou ma petite amie était repoussée, comme si je gardais cette ombre de mon frère pour moi. Pourtant, à vingt-deux ans, je devrais me prendre en main. La vie est longue, trop longue.
Je n’ai jamais vu l’intérêt de cette foutue vie. J’ai pensé à en finir avec la vie mais… Non, est-ce vraiment correct ? Je préfère encore souffrir et surtout, le revoir. Paradoxal lorsque je repense à ses mains insolentes sur mon corps d’adolescente maigrichonne. Aujourd’hui, je me suis faite faire deux tatouages assez jolis, j’en voulais depuis un moment. La douleur m’a semblée si… Dérisoire.
J’ai encore des marques de mon sang sur le rebord de la baignoire. Je repense à Eke… Et je coupe. J’entaille jusqu’à avoir ce soulagement, le sang qui coule lorsque les larmes ne peuvent plus venir.

J’ai mal, il me manque. »

Eydis revit Eike peu après ça. Pourtant, elle se refusa à venir avec lui. Elle lui exposa toutes ses craintes, ce qu’elle pensait à propos d’eux deux. Mais cela de façons si détournées, sous-entendues, qu’elle doute qu’il l’ai comprise. Le mystère reste entier.

27 ans : Retour…

« Cher journal…
C’était une nuit. J’ai décidé que je ne pouvais pas vivre sans lui. Ainsi, je me suis réintroduite chez lui et me suis allongée à ses côtés en pleurant silencieusement, les bras encore couverts de sang coagulé. Je ne me souviens plus très bien de ce qu’il s’est passé cette nuit là, si nous avons parlé… Mais je sais que j’ai juste accepté qu’il me prenne dans ses bras. J’avais bu un peu trop de Krimka et j’ai dormi comme une masse jusqu’au lendemain. Je n’ai pas encore compris réellement ce qu’il voulait de moi, ce qu’il avait en tête mais j’avais besoin de son réconfort.
Je suis retournée vivre chez lui mais ai gardé aussi mon petit appartement où j’entreposais tous mes instruments durement gagnés. Mais le jour où je suis passée devant une glace, je fus stupéfaite. Je ne m’étais encore jamais spécialement regardée. Mes cheveux noirs me tombaient aux épaules dans une coupe assez chaotique (merci mes amis les ciseaux). Décidant d’un certain renouveau, je suis sortie faire un peu d’achats de vêtements et en profita pour me prendre une teinture rouge… »

Depuis ce jour, Eydis teint ses cheveux mais garde une préférence pour ce bleu vert qui va si bien avec ses yeux.

Le journal s’arrête ici.

Eydis, au fur et à mesure, s’éloigna de nouveau. Les circonstances de sa vie furent assez floues. Tout ce qu’on sait réellement, c’est qu’elle fut rebutée par le travail de Meutrier de son frère qu’elle n’accepta pas et qui fut au centre d’une lourde dispute qui donna, une fois de plus, le moyen à Eydis de s’ouvrir aux quatre veines…

La vie fut pleine de ces rapprochements et de ces éloignements entre Eydis et Eike. Elle refusa, jusque là, de se faire toucher…
A l’âge de trente ans, environs, honteuse d’être sœur de Meutrier, elle changea de nom de famille pour Ketilridr…



Et voici le sujet demandé pour avoir ma Skull femelle.


Le bruit de son verre de Krimka reposé sur la table tinta. Un petit verre pour se sentir mieux, pour ne pas loucher sur la lame qui l’attendait gentiment, posée sur le plateau inférieur de la table basse. Assise, le coude sur la table et la tête reposant contre la main, Eydis soupira. Encore une de ces soirées où la solitude n’était plus une illusion mais bel et bien son cadeau.

Merci la vie.

Elle se leva et croisa son regard dans le miroir. Elle Le voyait à chaque fois qu’elle se regardait. Son jumeau, son âme jumelle, Eike… Baissant les yeux, elle hésita à prendre un deuxième verre de Krimka. Mais non, mieux valait qu’elle trouve autre chose. Son regard aigue-marine balaya la pièce comme une brise caresse le visage d’une jouvencelle à sa fenêtre. Aussi doucement que langoureusement. Mais qui disait seule, disait qu’elle n’aurait personne pour l’importuner si elle décidait de se mettre à l’aise et de poser ses mains sur le clavier laqué de son piano.

Vingt-trois heures.

Elle troqua sa grande robe de satin noir fendue jusqu’à mi-cuisse pour une robe courte en velours, couleur lie de vin. Elle referma la ceinture satinée sur ses reins, formant un nœud épais et élégant. Pieds nus, elle marcha d’un pas gracile jusqu’au tabouret en face du piano. Ajustant convenablement la robe autour d’elle, un petit sourire discret, retenu, sur ses lèvres teinte bois de rose, elle prit place. Ses doigts longs et fins firent se soulever ce qui la séparait encore des touches. Elle prit doucement sa respiration, ferma les yeux et effleura tout le clavier, des extrémités au centre. Ce ne fût qu’après cinq secondes de silence qu’elle appuya sur quelques touches, une noire, une blanche, puis encore une blanche…

Un rythme lent, grave et régulier à la main gauche, une jolie mélodie aérienne de la main droite. Ses yeux étaient toujours fermés, ses mains dansaient sur le piano noir brillant. La nuit l’observait, silencieuse, du dehors. La lumière douce qui régnait dans l’appartement donnait cette impression d’alcôve douce et chaude. Les traits d’Eydis étaient reposés, un petit sourire fin et serein étirait ses lèvres maquillées.
Quelques mèches de cheveux bleus reposaient à présent sur ses paupières closes. La musique venait de l’emmener dans ce pays où il n’y a pas de temps, pas de gens. Il n’y avait qu’elle et le piano qui chantait sous ses phalanges. La musique était la seule à pouvoir l’emmener loin de ce manque, loin du regard bleu qui la faisait trembler, de cette impression que la marque des mains d’Eike sur elle étaient si visibles.

Plus de corps, juste une âme qui embrasse cette mélodie divine… Mais soudain, le rythme change. La main gauche imprime le même mouvement mais la main droite se fait plus sautillante sur les touches malgré la sonorité très triste qui en sort. La tête d’Eydis s’incline légèrement vers l’avant, son visage semble imprimer chaque note sur ses contours. Sa bouche s’entrouvre, elle hoche subtilement de la tête vers le piano qui lui répond toujours de la plus envoûtante des façons. La dépendance entre la Skull et l’instrument, entre deux âmes si différentes.

Le rythme change encore et pourtant, tout ne semble être qu’un long et langoureux morceau. Chaque main fait quelque chose de différent dans un ensemble charmeur avant de se retrouver, une fois de plus… Les yeux d’Eydis s’ouvrent sur le bois laqué sombre du piano et croise son reflet assombrit. Elle pleure. Elle pleure pour n’avoir que quelques secondes vu son frère dans ce reflet en noir et gris.
Elle baisse la tête et achève ce morceau sur l’ultime note. A côté de son ongle peint atterrit une larme trouble mêlée de rimmel.
Ce frère, son frère, son jumeau… La pire des drogues à laquelle elle avait touché, même avant de venir au monde.

Elle se leva du tabouret et se dirigea vers la baie vitrée qui donnait sur Lunalesca et y posa son front. Du bout de ses doigts de pianiste, elle essuya les traînées noirâtres sur ses joues de porcelaine. Une longue nuit d’insomnie allait sans doute l’entourer de ses voiles étouffants. Avançant vers l’interrupteur de la petite lampe qui diffusait cette lueur tamisée, elle plongea la pièce dans l’obscurité que seule la lune brisait de sa lumière qui semblait tout recouvrir de poussière argentée.

Ses pas la menèrent jusqu’au sofa doux et confortable… Mais tellement peu accueillant pour la Skull.

Recroquevillée sur le sofa, face à la grande vitre et à cette lune, elle soupira, fixant cette maîtresse de la nuit qui prenait des poses langoureuses sur les fines bandes cotonneuses des nuages. Les étoiles faisaient bien pâle figure face à cette si belle Dame qui trônait comme en son palais dans la voûte nocturne. Elle rêvait de sentir deux bras l’entourer, sur ce grand sofa, une main qui chasse cette mèche de devant ses yeux avec un petit sourire, une incitation à se blottir…


« Eike… »


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MessageSujet: Re: Eydis Ketilridr - Skull Musicienne   Sam 6 Sep - 19:55

Bonjour, bienvenue sur Tiamat !
La réponse à la question posée est juste, pas de problèmes de ce côté-là.

Une très jolie fiche ^^...
Cependant, il reste des choses qui ne passent pas. Surtout l'ambiguïté au niveau du sexe d'Eydis. Je ne sais pas si c'est parce que le contexte n'est pas clair, en tout cas je m'explique : tu en parles au féminin, mais tous les Skulls sont des hommes au départ. Les Femelles sont bien des hommes, avec tout ce que ça implique, mais ils ont la possibilité de faire apparaître un appareil génital féminin, habituellement pour la conception d'un bébé (ou autrement si ça leur chante) en plus de leur sexe masculin.

Ca me gêne donc qu'Eydis ait une poitrine, je voudrais que tu modifies ça pour qu'elle n'en ait pas. Ensuite, si comme tu l'as dit elle se revendique Femelle plutôt que Mâle, elle peut effectivement parler au féminin des Femelles. Mais comme je me dis que c'est assez peu courant, des explications supplémentaires sur le pourquoi de cette réaction seraient les bienvenues =D. Donc... Pourquoi préférer cultiver son côté féminin au masculin ? (Si tu pouvais citer ce que tu rajouteras dans ta réponse, ce serait zentil, que je ne loupe rien >.<).

Autre problème : les tentatives de suicide. Les blessures d'un Skull se referment dans les secondes, voire minutes qui suivent. Se vider de son sang pour mourir est donc... non envisageable, les blessures d'Eydis cicatriseraient d'elles-même avant de devenir mortelles. Cependant elle peut toujours se mutiler, hein ! Mais pas essayer de se tuer (ou bien, par désespoir, elle peut tenter des choses folles en sachant que ça ne réussira pas).

Une phrase de ton histoire.
Citation :
Cette nuit là, Eydis refit une énième tentative de suicide qui se solda par un échec et un court passage en clinique.

La partie "Santé" du contexte concernant les Skulls.
Citation :
Vous ne serez pas étonnés d'apprendre que le concept de la médecine n'existe pas chez les Skulls. Outre la technique mise en place pour aider à la naissance des enfants, pratiquée par la Croyance, il n'y a pas de docteur attitré ou certifié, leur besoin étant presque inexistant du fait que les blessures se soignent d'elles-même et qu'on ne cherche pas à être guéri vu la religion morbide existante.

Donc il n'y a pas de clinique.

A un moment tu mentionnes les "courtisanes d'un ancien temps" pour décrire Eydis, enfin je pense que c'est en se situant par rapport à notre monde, mais je précise au cas où que sur Tiamat il n'y a pas de "courtisanes d'un ancien temps" >.<.

Et pour finiiiiiir...
Eydis s'est déjà fait appeler Gabriel. Dans quelles circonstances, pourquoi ? Ca mérite explications car ça m'intéresse =D.

Bon, je suis vraiment désolée de la longueur de mon post, je parle beaucoup, alors je vais te faire une liste de tous les trucs à modifier pour que ce soit plus simple...

Arrow Eydis ne doit pas avoir de seins.
Arrow Pourquoi se revendique-t-"elle" plus femme qu'homme ?
Arrow Elle ne peut pas frôler la mort en s'ouvrant les veines. Soit elle se mutile, sans conséquences, soit elle a recours à d'autres moyens pour mourir.
Arrow Il n'existe pas de cliniques sur la surface de Tiamat. Pas de séjour à l'hôpital pour Eydis.
Arrow Pour quelles raisons s'est-elle fait appeler Gabriel ?

Après, les réjouissances : ton test pour être un Skull Femelle est réussi avec brio. J'attends juste tes modifs pour valider.

Et donc, au niveau de ton logement... Est-ce que tu désires posséder un appartement pour toi seule à Lunalesca, ou une colocation ? J'ai cru comprendre que ton personnage était à cheval entre l'habitation de son frère et son propre appartement, je laisse la création de son appart au frère et je te demande à toi pour ta propre bâtisse.
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Eydis Ketilridr
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MessageSujet: Re: Eydis Ketilridr - Skull Musicienne   Sam 6 Sep - 21:55

Bien, je pense que j'ai mit au point tout ce qui concerne sa "féminité", sa poitrine, ses tentatives de suicide et pour Gabriel. Pour la courtisane aussi.
Ce que j'ai rajouté, enlevé, changé :

Citation :
Précisions : Avant toutes choses, il est important de dire qu'Eydis parle toujours d'elle comme d'une femme. Depuis qu'elle a quitté son frère, surtout. Se tournant parfois vers les Erÿn, elle a remarqué que les femmes étaient bien plus douces que les hommes... La douceur maternelle qu'elle n'a que peu connu, une impression d'être plus féminine que masculine mais aussi... Ce côté barbare du vît masculin l'a toujours presque dégoûtée. Ainsi, vu sa préférence pour le genre féminin, vous comprendrez qu'absolument tout soit au féminin dans sa fiche.

Citation :
Ses mains effleurent les touches des pianos avec une délicatesse et un raffinement inédit.

Citation :
Tout d'abord, elle a eu recourt à la chirurgie esthétique, ce qui explique sa poitrine, même menue. Ainsi, elle a poussé même les limites de son corps afin de paraître féminine.

Citation :
Ayant si peur que son frère la retrouve, elle se fit appeller Gabriel, au masculin, afin que son frère n'entende même pas parler d'elle. Même ceux qui l'employaient et qui se pensaient autorisés à lui donner de mignons petits surnoms lui donnèrent le surnom de "Gaby."
Sur un coup de tête, un soir, après sans doute trop de Krimka, elle trouva quelqu'un pour lui faire des implants mamaires. Elle en ressortit avec un mignon tour de poitrine en adéquation aves son fessier.

Citation :
Ses ongles crissaient sur la table et bien souvent, c’était son frère qui la trouvait, endormie, lame encore à la main et traces de maquillages sur les joues...

J'ai retiré le passage sur le passage en clinique =)

En ce qui concerne l'appartement, je comptais parler du fait qu'elle va "vendre son appartement" vu qu'elle pense qu'elle va tomber sur un meilleur confort de vie et sur une personne susceptible de réveiller ce côté sociable en elle...

J'espère que j'ai tout =)
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MessageSujet: Re: Eydis Ketilridr - Skull Musicienne   Sam 6 Sep - 22:27

No prob, c'est tout bon maintenant.

Au niveau de l'appart, tu peux créer un appartement à ton nom =) Et t'en débarasser quand tu auras trouvé un colocataire digne de toi, donc quand Eydis "le vendra". Envoie-moi un MP dans ce cas-là, pour verrouiller ta précédente habitation.

Bref, tout ça est en règle, donc je ne vais pas plus t'embêter *^*
Fiche validée, ton rang sera bientôt mis, et bon jeu !
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